Partager l'article ! Le Maroc (65 km au sud d'Agadir)...Nov 2009: Pour fêter nos "40 ans de Mariage", nous voulions un voyage original et dépaysa ...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
au sud d'Agadir, dans un village de
500 habitants à Douira dans le complexe hôtelier du Khaima Hôtel Bio découverte (1) composé de 6 tentes bédouins, créé et
tenu depuis 4 ans par Alain Djouad Guibert que nous connaissons bien...Nous y avons effectué un super séjour...et de superbes randonnées durant ces 5 jours alternant le
désert et les bords de l'Océan et ses falaises escarpées (très beau...) de l'Oued Massa au sud jusqu'au village de pêcheurs de Tifnit au
nord....Attention, randonner dans le sable est difficile...
(1) Admirablement situé, ce site permet une découverte à pied (voire en voiture) du Parc. Il constitue un camp de base formidable pour une découverte de la richesse de la biodiversité de
cette zone steppique côtière longeant l'Océan...
Nous voulions de l’original et du dépaysement en allant dans ce pays
(surtout pas le Maroc touristique aseptisé)…nous étions en gros 65 km au sud d’Agadir (reconstruit après
le tremblement de terre de 1960, 18 000 morts)…au bord de l’Océan et des falaises escarpées dans un complexe hôtelier de 6 tentes nomades à Douira, village qui ne connait que le sable et les pistes (ils viennent d’être connectés à l’électricité), où on dort au ronronnement des
vagues…Le Khaima hôtel a été créé (il a tout fait de ses 10 doigts se plaît-il à dire) par Alain Djouad-Guibert (32
ans), un de mes anciens coureurs cyclistes de mère française, mais de père algérien…ce qui n’est pas simple du tout pour lui…Pour les Marocains,
c’est avant tout un Algérien qui s’installe chez eux (le pire de tout pour eux semble-t-il !!!)…La Vie n'est pas simple pour les enfants de mariage mixte de culture totalement
opposée...On lui a tout fait subir, surtout la 1ère année, jusqu’à empoisonner son chien...Tiendra-t-il le coup ?...
* Khaima veut dire tente...
Points positifs :
Le complexe hôtelier sur 1 hectare qu'il gère
seul...l’hébergement sous tentes bédouins très bien équipées avec parquet, douche, toilettes, et coin salon (on a vraiment apprécié), super literie, très
bonne nourriture...Alain est un hyper
bio-écolo...il a planté des arbres, des plantes et des fleurs sur son ha de terrain, comme quoi dans le sable, tout pousse et tout peut être vert...il faut simplement travailler et vouloir s’en
occuper...ça tranche avec le désert à côté…la mer est à 400 m : surf, plongée, et pêche…Randos (fatigantes, mais belles) le long de la côte et dans le désert, on en a fait en gros
70 km de l’Oued Massa à Tifnit, village de pêcheurs…Rien à acheter dans le secteur
(pas de dépenses inutiles)…temps clément, pas trop chaud (30° quand même à cette saison en début d'après-midi, mais frais humide le soir)…Y passer 4 à 5 jours est super
agréable…Orly-Agadir 3 h d’avion (1 h de décalage horaire). Alain vient nous chercher à l’aéroport…Les gens parlent tous au
moins un peu le français, et ils cherchent à discuter avec nous les Français...ils s'arrêtent même en voiture pour parler...
Points moins positifs :
- la pollution visuelle de l’environnement, chaque village (ils sont assez éloignés les uns des
autres) a son dépôt d’ordures à quelques encablures du village en pleine zone désertique,
et comme il n’y a rien qui protège du vent, ça se répand
partout…Unique région où il reste l'oiseau : l’Ibis Chauve (environ 350 encore), qui naturellement passent leur temps sur ces décharges. Ca craint pour leur survie !
- C’est aussi la région des maraichers "Azura",
les tomates et autres légumes que l’on voit sur nos marchés l’hiver…on y cultive même le maïs...c’est immense...tenus par des espagnols et des français qui font pousser tout dans le désert…ce
sont les femmes de la région (toutes voilées) qui y bossent : ramassage en camions le matin pendant que les "mecs" restent au village assis le long d’un mur ou d’un talus à boire le
thé, etc…hallucinant à voir en 2009…la pêche, c’est pareil, ce sont les femmes. Quelques bergers passent leur journée près de troupeaux de chèves ou de moutons qui lèchent le sable ou mangent
quelques herbes sèches restantes…alors qu’il faudrait replanter des arbres partout, la preuve avec Alain et les
maraîchers…
- Beaucoup de baraques « bidonvilles » fleurissent à flanc de falaises, cabanes de pêcheurs
(nous dit-on), interdit normalement, mais l’administration est corrompue (nous dit-on), il suffit de payer !
Or Alain, homme au caractère bien trempé, ponctuel et rigoureux (ce qui tranche avec le mode de vie local) refuse de payer, ce qui lui vaut
bien des désagréments avec l'administration locale...
Vraiment heureux de notre voyage et de notre séjour au cœur de vie de ce pays, dans la réalité
du quotidien qui explique bien des choses…On a parcouru aussi tout Agadir (pas terrible) en passant par l’incontournable et
immense Souk (1 km sur 1 km)...où tout se marchande...On est mieux à randonner le long de la côte...
* L'Ibis chauve est un échassier noir irisé de pourpre avec une tête rouge et chauve. Il possède de longues plumes ébouriffées derrière la tête,
ses mensurations peuvent être imposantes.
Il est fidèle en couple et sa longévité est de l'ordre de 25 ans. Il se niche dans les cavités des falaises sableuses et encroûtées de calcaire du Parc national. Il se nourrit
d'insectes (scorpions, scarabés noirs et de petits reptiles sur les dunes), mais Nous, nous ne les avons vus que sur les ordures entassées derrière le village
pêcheurs de Tifnit au nord. On peut l'approcher assez facilement pour le prendre en photo...
* Douira (500 habitants) est constituée de maisons de couleur rose, orange, orangé ou fraise...qui nous semblent jamais finies...Ce village sans routes goudronnées semble très
isolé au milieu du Parc...malgré le raccordement d'eau (un imposant chateau d'eau) et de l'électricité...On hésite à y pénétrer avec un camping car...n'est-ce pas
Robert ?
* Le Parc national de Souss Massa créé en 1991 s'étend sur une bande côtière de 65 km sur en moyenne 5 km. Il permet d'admirer la houle incessante de l'océan qui donne naissance
à des succéssions de rouleaux marins qui se fracassent les uns après les autres, et qui viennent éclabousser de manière impressionnante cette superbe côte...On y dénombre 250 espèces d'oiseaux
et quelques 30 mammifères (nous dit-on)...ça nous parait beaucoup au vu de ce que nous avons observé lors
de nos randos...
Khaimahotelbiodecouverte@hotmail.com
- Site : www.khaimahotelbio.com
(Ce n'est pas sérieux bien sûr !)
__________________
dissertation